DES PRÉSENTATIONS
Les entretiens avec un psychanalyste, devant un public restreint et choisi, de professionnels en formation, reste un mode de transmission de la clinique particulièrement adapté à la psychanalyse. Il préserve les qualités de l’entretien particulier et la rencontre des corps, condition minimale de l’expérience et du recueil clinique. L’analysant se déplace pour rencontrer son analyste. L’analyste qui souhaite entendre celui dont le parcours l’a conduit dans un lieu de soin, pour s’enseigner, va l’y rencontrer. Cette pratique, plus causerie orientée que présentation de cas, est l’occasion de faire surgir des effets de sujet dans le récit d’une histoire individuelle.

 

ENFANTS & ADOLESCENTS
Un jeudi par mois à Rueil-Malmaison
10h-13h
La vie sexuelle : Ses vicissitudes, ses disparités, ses problèmes

Le champ de la sexualité est vaste et complexe. L’an dernier, nous l’abordions à partir de la notion de libido et du concept de pulsion. Les définir, les situer dans l’oeuvre de Freud et de Lacan ne peut se faire que pas à pas, et ce, en y articulant la clinique psychanalytique d’où ils sont issus.

Nous notions que si la sexualité avait un socle commun aux deux sexes, que ce soit au plan de la libido qu’à celui des pulsions partielles, devenir fille ou devenir garçon n’est pas chose naturelle chez l’être parlant, puisque son sexe ne se réduit pas à la biologie, c’est-à-dire à ce qui l’a fait naître du sexe féminin ou du sexe masculin.

Qu’entend-t-on donc par féminin et masculin ? Peut-on définir ces termes à partir des caractères sexuels, tels que Freud l’avançait en disant que la séparation masculin-féminin entre ceux-ci s’établissait à la puberté et en posant que par contre la libido était masculine ?

Lacan ne fait-il pas un pas supplémentaire majeur endéfinissant ces caractères comme venant « d’au-delà, de cet endroit que nous avons cru pouvoir lorgner au microscope sous la forme du germen – dont il est permis, quel qu’il soit, qu’il soit ou non pourvu des attributs de la masculinité – attributs qui restent à déterminer – de s’inscrire dans cette partie »2, celle côté femme.

Nous aurons ainsi à traiter ce qu’il en est de la vie sexuelle telle que notre époque nous en offre les figures, les façons d’être ou les modes de jouir, et ce, dès l’enfance. Nous verrons en quoi, même si le choix d’être fille ou d’être garçon est à considérer en termes de langage, cela demande, pour le sujet infans, à être appréhendé autrement que chez un sujet dit adulte.

La présentation d’enfants nous livrera une clinique sur le vif et nous permettra de faire les articulations nécessaires pouvant éclairer cette question.

La matinée se déroulera en trois parties :

  • Enseignement de Lilia Mahjoub ; une bibliographie sera proposée aux participants ;
  • Entretien avec un enfant ;
  • Discussion et commentaires.

1. Lacan J., Le Séminaire, livre XX, Encore, Seuil, Paris, 1975, p. 11.

2. Lacan J., Encore, op.cit., p.74.

Mme Lilia Mahjoub
Un jeudi par mois
9h 30 - 12h00
Centre « Le petit Hans »
(Service du Dr Barbillon-Prévost)
24, rue de la Paix
92500 Rueil-Malmaison
ADOLESCENTS
Les mardis à Aubervilliers
10h-13h
« … chacun prend son statut des insultes qu’il reçoit » 1

La clinique avec des adolescents nous enseigne qu’il n’y pas de modèle, ni de mécanisme ‘type’ concernant ce que vient épingler un passage à l’acte pour un sujet. Appel à l’autre, symptôme, court-circuit, multiples sont les modalités de réponse. Dans le monde d’aujourd’hui, où les signifiants maîtres vacillent, la limite de la honte face au malaise perd ses contours. L’injure envahit la scène, partout elle se fait entendre, dans la cour de récré, comme dans les rues. Comment isoler celle(s) qui relèverai(en)t d’un automatisme mental ? S’orienter de Freud et de Lacan dans la pratique quotidienne nous permet d’avoir des indications précises, au plus proche de la singularité de chacun des jeunes rencontrés.
1 Lacan, J., in Intervention dans une réunion organisée par la Scuola freudiana, à Milan, le 4 février 1973. Parue dans l’ouvrage bilingue: Lacan in Italia 1953-1978. En Italie Lacan, Milan, La Salamandra,1978, pp. 78-97.
Dr L. Gorini
Mme L. Naveau
Dr JD Matet
Mme Y. Grasser
Dr Y.-C. Stavy

Les mardis/ 10h - 13h

Unités d’hospitalisations adolescents
(nouveau bâtiment, ascenseur : 5e étage)
15 rue Ch.-Tillon - 93300 Aubervilliers
TRANSPORT : Métro, ligne 7, arrêt Quatre chemins – Aubervilliers, ou arrêt Fort d’Aubervilliers
Bus 249, arrêt : maison de retraite ou
bus 65, arrêt : hôtel de ville d’Aubervilliers
ADULTES
Les lundis à Corbeil-Essonnes
13h-16h
« Il n’y a pas de vérité, le réel se dessinant comme excluant le sens » 1. Il ne peut donc que se dessiner.

Réelles, hors sens, telles sont les voix qu’entendent nombre de sujets psychotiques. Erratiques ou directement persécutives, les voix s’imposent, coupées radicalement de la chaîne signifiante. Si certains n’ont pas même l’idée d’en parler à quiconque, d’autres les partagent, ou encore tentent de se les approprier, voire de les apprivoiser. En attente de signification, les voix peuvent d’abord faire énigme pour ensuite parvenir à être support d’un délire, et même faire lien social.

Ainsi, si le réel ne se « traite » pas, il est néanmoins possible de « traiter avec ». Le transfert peut être un outil pour cela à condition que celui qui s’en fera le destinataire ne recule pas devant le réel en jeu.

Dans la présentation de malade, nous tâcherons d’être attentifs à ces phénomènes et leur traitement pournous en enseigner.

1. Lacan, « Vers un signifiant nouveau », Ornicar 17-18

Mme Sonia Chiriaco

Dr Fabien Grasser

Mme Beatriz Vindret

Les lundis/ 13h - 16h

Centre hospitalier sud-francilien 
Service de psychiatrie 91G11
Dr Grasser.
40 Avenue Serge Dassault, 91100 Corbeil-Essonnes
2e étage, espace B, Unité 5 Jacques Lacan, sonner.
TRANSPORT : RER D, gare “Bras de Fer” (direction Corbeil-Evry) VEHICLE : A6 direction Lyon, sortie RN104 direction Corbeil, sortie 32 direction Hôpital.
ADULTES ADDICTS
Les vendredis à Champigny-Sur-Marne
8h45-11h

Nous proposons une conversation avec des adultes alcooliques ou toxicomanes accueillis dans un dispositif médicosocial de long séjour, le CSAPA1, qui a une mission de soins, d’accueil et de prévention en addictologie.

Il y a, au départ, pour les sujets qui demandent à être reçus dans cette institution, une demande d’abstinence voire de «réduction des risques liés à la consommation». Elle trouve son origine dans l’organisation sanitaire structurant notre activité. Elle est parfois reprise à leur compte, telle quelle, par les sujets qui s’adressent à nous, dans la perspective du Discours du Maitre qui assure que « ça circule ».

Mais ni les sujets, ni les praticiens ne sont totalement dupes de cette demande : la plupart cherchent d’abord une assistance sous la forme la plus élémentaire au point où ils en sont de leur désinsertion : un hébergement. Et quant à nous, si nous ne remettons pas en cause cette demande d’abstinence à laquelle ils font mine d’adhérer pour obtenir cet asile, c’est aussi parce qu’ils n’ont pas besoin d’y croire pour en faire l’expérience.

Nous savons que l’usage des toxiques est toujours le moyen auquel ces sujets, par contingence ou par nécessité, ont eu recours pour interférer avec la jouissance propre de leur corps ou de leurs pensées, qui leur fait problème, et dont ils sont même le martyr.

Il s’agit de subvertir, dans chaque cas différemment, la demande du Maître, celle du sujet, son idéal d’abstinence ou de réinsertion. Il convient d’abord de situer la place de l’usage des toxiques dans l’économie subjective de chacun pour mesurer l’intérêt et le risque de vouloir y apporter une inflexion. Et, le cas échéant, nous travaillons à découvrir avec le sujet des solutions alternatives moins délabrantes. Seule la perspective psychanalytique est à même d’éclairer ces questions dans un champ médicosocial déserté par la clinique la plus élémentaire et colonisé par les pratiques éducatives.

1. Notre CSAPA possède la particularité de proposer, en plus desconsultations et de la délivrance des traitements de substitution aux opiacés,un hébergement de long séjour (un an renouvelable) sur deux modalités:•Centre Thérapeutique Résidentiel (anciennement dénommé Post-cure),10 places temps plein.•Appartements Thérapeutiques : hébergement individuel et à deux.Le CSAPApropose des prises en charge médicales, psychiatriques et psychologiquesainsi qu’un accompagnement socio-éducatif et infirmier temps plein.

Fabian Fajnwaks

Pierre Sidon

Les vendredis/ 8h45 - 11h

Centre thérapeutique Résidentiel du CSAPA Meltem (Centre de Soins, d’Accompagnementet de Prévention en Addictologie).
17, Avenue de l’Épargne 94500 Champigny-sur-Marne.
Accès par : De Paris, Autoroute A4 ou : RER A Gare de Champigny - Bus 208a - descendre à l’arrêt Chateaudun, ou : RER E Gare de Villiers Sur Marne Le Plessis-Trevise puis Bus 308 ou 25’ de marche