5, boulevard Bourdon - 75004 Paris
DES PRÉSENTATIONS
Les entretiens avec un psychanalyste, devant un public restreint et choisi, de professionnels en formation, reste un mode de transmission de la clinique particulièrement adapté à la psychanalyse. Il préserve les qualités de l’entretien particulier et la rencontre des corps, condition minimale de l’expérience et du recueil clinique. L’analysant se déplace pour rencontrer son analyste. L’analyste qui souhaite entendre celui dont le parcours l’a conduit dans un lieu de soin, pour s’enseigner, va l’y rencontrer. Cette pratique, plus causerie orientée que présentation de cas, est l’occasion de faire surgir des effets de sujet dans le récit d’une histoire individuelle.

 

ENFANTS & ADOLESCENTS
Un jeudi par mois à Rueil-Malmaison
9h30-12h
Sexe, sexualité, sexuation (II)

Comment articuler ces termes à partir de la clinique contemporaine avec les concepts de la psychanalyse dans l’enseignement de Lacan.


Nous reprendrons le même titre que l’an dernier afin de poursuivre sur ce thème qui resta en suspens du fait de l’interruption des enseignements en mars 2020.



Nous avions vu que si la sexualité avait un socle commun pour l’homme et pour la femme, que ce soit au plan de la libido qu’à celui des pulsions partielles, devenir fille, devenir garçon, ne relevait cependant pas pour l’être parlant de la seule génétique ni non plus de son anatomie. Aussi s’agissait-il de définir ce qu’on entend en psychanalyse par l’appartenance sexuelle voire par la différence sexuelle.


Lacan définissait les caractères sexuels apparents commevenant « d’au-delà, de cet endroit que nous avons cru pouvoir lorgner au microscope sous la forme du germen il est permis, quel qu’il soit, qu’il soit ou non pourvu des attributsde la masculinité –attributs qui restent à déterminer – des’inscrire dans cette partie » , à savoir la partie femme2.


Car la question de cette différence demeure malgré toutes sortes de polémiques montrant que celle-ci est soit niéepar certains êtres parlants soit revendiquée par d’autres,mais aussi, selon les circonstances, niée et revendiquée àla fois.


Nous examinerons comment Lacan, qui disait que c’estbien plus dans sa théorie sur la sexualité que dans cellede l’inconscient que Freud mit son génie, abordera la différence sexuelle de façon inédite.Nous poursuivrons donc cette année sur ces questions etsur les moyens d’y répondre sans préjugés, c’est-à-dire ententant de dépasser les « cristallisations »3 que le discours analytique finit par produire.


Nous verrons bien sûr comment ces questions se posent chez de jeunes enfants.

La présentation d’enfants nous livrera ainsi une clinique prise sur le vif et nous permettra les articulations nécessaires pour éclairer ces points.

La matinée se déroulera en trois parties :

– Enseignementde Lilia Mahjoub
– Entretien avec un enfant
– Discussion et commentaires

1. Lacan J., Le Séminaire, livre XX, Encore, Seuil, Paris, 1975, p. 11.
2. Lacan J., Encore, op.cit., p.74.
3. Lacan J., Le Séminaire, livre VIII, Le transfert, Seuil, Paris juin 2001, pp. 394-395.

Mme Lilia Mahjoub
Un jeudi par mois
9h 30 - 12h00
Centre « Le petit Hans »
(Service du Dr Barbillon-Prévost)
24, rue de la Paix
92500 Rueil-Malmaison
ADOLESCENTS
Les mardis à Aubervilliers
10h-13h
Ce qui se dit.

Bien que les idées délirantes constituent un critère majeur du diagnostic des troubles psychotiques chez l’adolescent, parler de ce qui n’existe pas n’est pas un privilège des fous. Il suffit de s’intéresser à l’actualité brûlante pour s’apercevoir de la profusion d’élucubrations de savoir liées à la pandémie de Covid-19. « Nous avons tous un petit quelque chose de commun avec les délirants », notait Lacan déjà en 19551.

Comment distinguer une construction délirante de ce qui relève d’une folie ordinaire ? Lacan a fait valoir qu’au-delà de ce qui peut s’observer à partir des descriptions nosographiques, la clinique de ce qui se dit permet d’isoler des signes parfois infimes d’une faille au niveau du signifiant.

S’orienter dans la singularité du cas, savoir écouter, passer par les méandres du sens et les thématiques du délire pour en arriver au pas-de-sens venant marquer le corps d’un sujet.

Tel est le fil conducteur de ce que nous interrogerons à partir de ce que chaque adolescent, s’entretenant avec un analyste, aura souhaitant transmettre.

1 Lacan, J., in Intervention dans une réunion organisée par la Scuola freudiana, à Milan, le 4 février 1973. Parue dans l’ouvrage bilingue: Lacan in Italia 1953-1978. En Italie Lacan, Milan, La Salamandra,1978, pp. 78-97.
Dr L. Gorini
Mme L. Naveau
Dr JD Matet
Mme Y. Grasser
Dr Y.-C. Stavy

Les mardis/ 10h - 13h

Unités d’hospitalisations adolescents
(nouveau bâtiment, ascenseur : 5e étage)
15 rue Ch.-Tillon - 93300 Aubervilliers
TRANSPORT : Métro, ligne 7, arrêt Quatre chemins – Aubervilliers, ou arrêt Fort d’Aubervilliers
Bus 249, arrêt : maison de retraite ou
bus 65, arrêt : hôtel de ville d’Aubervilliers
ADULTES
Les lundis à Corbeil-Essonnes
13h-16h
Certitude et incroyance.

La forclusion, le trou du Nom-du-Père, engendrent un manque radical. C’est la certitude du sujet psychotique, qui en perçoit les effets de retour dans le réel qu’il doit traiter pour tenter de savoir faire avec. Jacques-Alain Miller nous indique dans la Conversation d’Arcachon que :



  • la paranoïa est dans le champ de la clinique de la substitution, « le délire métaphorisant étant une articulation de savoir, qui peut fonctionner comme Nom-du-Père », générant ainsi une conviction de l’existence de l’Autre ;

  • la schizophrénie par contre, sans recours à la consistance d’aucun Autre, traite cette certitude par l’itération des connexions signifiantes, soit par une métonymie délirante.


Partant de la définition lacanienne de la paranoïa « identifiant la jouissance dans ce lieu de l’Autre comme tel », ( Autres Ecrits, p.215) nous tenterons de préciser quel est l’Autre qui est par “ailleurs” l’objet de l’incroyance du paranoïaque, et en ce qui concerne le schizophrène, hors discours, quel est l’Autre, néanmoins, qui fait l’objet de son ironie.

En outre et dans ce fil, la présentation de malades nous donnera l’occasion d’entendre comment c’est l’incroyance qui met le sujet psychotique aux prises avec le réel d’une jouissance qui dans tous les cas fonde sa propre certitude.

M. Philippe Benichou

Dr Fabien Grasser

Mme Beatriz Vindret

Les lundis/ 13h - 16h

Centre hospitalier sud-francilien 
Service de psychiatrie 91G11
Dr Grasser.
40 Avenue Serge Dassault, 91100 Corbeil-Essonnes
2e étage, espace B, Unité 5 Jacques Lacan, sonner.
TRANSPORT : RER D, gare “Bras de Fer” (direction Corbeil-Evry) VEHICLE : A6 direction Lyon, sortie RN104 direction Corbeil, sortie 32 direction Hôpital.
ADULTES
Les mardis à Hôpital Esquirol
10h-12h30
S’orienter dans la clinique !

Echec du symptôme, défaut du symbolique, l’hospitalisation en psychiatrie est souvent marquée d’un sans recours. Pour cette raison, elle nécessite de convaincre celui ou celle qui en a besoin, quitte à recourir à la contrainte de la loi. Les équipes de soins et de suivi connaissent bien cela. Toutefois les instruments de repérage clinique peuvent manquer devant un passage à l’acte, des troubles des conduites ou du jugement, dans une époque où la tolérance aux excès, à l’exception de chacun, le dispute à l’exigence d’autorité. Les objets de consommation pullulent et les discours dans lesquels nous baignons ne sauraient nous en priver, même quand ils sont inaccessibles aux plus démunis.


L’entretien d’un psychanalyste avec un patient hospitalisé dans l’exercice traditionnel de la « présentation de malade » n’a pas pour objet de faire briller les grands diagnostics de la psychiatrie classique, leur reformulation freudienne, ou la conception lacanienne de ce qu’il convient de retenir de ces constructions systématiques. Il s’agit plutôt de chercher dans le détail de ce qui s’énonce la particularité de chaque sujet rencontré — troubles du langage, prémices d’un passage à l’acte, « laisser tomber » radical depuis l’enfance — autrement dit ce qu’il a fait de la place d’objet qui fut la sienne dans le désir ou son absence qui la fait naitre.


C’est à cette condition que nous nous donnons une chance de nous orienter dans la clinique pour permettre de trouver la bonne distance, l’aide appropriée, l’usage de la parole ou son envers si elle persécute. A la fonction de l’asile psychiatrique s’est substituée une pratique diversifiée auprès des patients qui nécessite un registre de discours au-delà des grands cadres syndromiques.

Éric Laurent

Jean-Daniel Matet

Les mardis/ 10h - 12h30

Service du Dr Kidichian 
Hôpitaux de st Maurice ,10/14 rue du Val d’Osne - 94410 
Saint-Maurice.    
Accès par ligne de métro 8, arrêt Charenton Écoles puis 15 mn à pieds pour arriver à la porte 7 du secrétariat du Pôle Paris-Centre (Chef de Pôle : Dr Frédéric Kidichian). Ou bus 111 arrêt Épinettes.
ADULTES ADDICTS
Les vendredis à Champigny-Sur-Marne
8h45-11h
Du toxicomane rebelle à l’addict martyr.

Née dans les années soixante-dix, la discipline « toxicomanie » s’est constituée dans un imaginaire d’opposition : le refus de l’aliénation à la production et la contestation de la société ont trouvé, dans le rejet réciproque de la psychiatrie, une justification à l’exclusion qui a fait l’atmosphère de naissance de ce champ institutionnel. Associatif et bénévole à ses débuts, il s’est professionnalisé avec le SIDA et sa médicalisation. La clinique s’y est réintroduite avec le Discours Universitaire qui a profité de l’extension de la consommation pour faire de la catégorie dite de l’addiction un cheval de Troie dans la clinique. À cette clinique quantitative de l’excès, notre attention à la parole de chacun oppose un dialogue entre la clinique psychiatrique classique et son dépassement par la clinique psychanalytique afin de repérer les usages des prothèses, toxiques ou autres, qui appareillent le corps parlant des martyrs de l’inconscient (Lacan) aujourd’hui appareillés comme tout un chacun.


Un enseignement par ZOOM sera tenu par Pierre Sidon et Fabian Fajnwaks sous le titre : “La fonction des prothèses dans l’économie subjective contemporaine : tempérer, obnubiler… nouer ?”.


Les dates en seront précisées ultérieurement.

Fabian Fajnwaks

Pierre Sidon

Les vendredis/ 8h45 - 11h

Centre thérapeutique Résidentiel du CSAPA Meltem (Centre de Soins, d’Accompagnementet de Prévention en Addictologie).
17, Avenue de l’Épargne 94500 Champigny-sur-Marne.
Accès par : De Paris, Autoroute A4 ou : RER A Gare de Champigny - Bus 208a - descendre à l’arrêt Chateaudun, ou : RER E Gare de Villiers Sur Marne Le Plessis-Trevise puis Bus 308 ou 25’ de marche