AMSC

Après-midi de la Section Clinique 2016

Quand la solution n'en est plus une

La rentrée de la Section Clinique sera ponctuée par l’Après-midi d’Etudes qui aura lieu le samedi 24 septembre. Ce moment de travail autour des cas présentés par des participants à la Section Clinque et commentés par les enseignants, est l’occasion de discuter autour de ce qui distingue, caractérise et oriente la clinique lacanienne.


Sous le thème « Quand la solution n’en est plus une » les 5 cas cliniques qui seront présentés le 24 septembre prochain nous donneront l’occasion d’interroger le binaire symptôme/solution. Sont-ils des réponses toujours singulières à l’irruption d’un réel traumatique ? Freud parlait de solution de compromis concernant le symptôme. Chaque solution serait alors un indicateur de la manière dont chaque sujet traite avec sa jouissance. Ainsi les solutions sont, d’emblée, des tentatives de réparation du rapport des signifiants aux significations. Quelle trame est-elle rompue quand une solution cesse d’être efficace et opérante ? Ce qui se rompt peut-il ou non donner une indication sur la structure ou la position subjective ? En tout les cas, la solution qui n’est plus une révèle la clocherie du nouage RSI et la discontinuité des réponses au réel.


« La dialectique du moi et du désir est structurée par l’intermittence »1 disait Lacan. De ce fait, le contingent, l’inattendu et les effets de surprise sont cruciaux dans l’expérience analytique. L’analyste ne se soucie pas spécialement d’aider le sujet à retrouver son « homéostase » mais plutôt à saisir la surprise et à y répondre. Dans la psychose, la cure tend plutôt à « aider le sujet à se tenir à l’écart d’un type de surprise qui pourrait le faire déclencher ou déstabiliser son monde »2.


« Du fait qu’ex-iste l’organe langage au corps, le sujet est conditionné à lui trouver une fonction. Ou bien il la reçoit, ou bien il l’invente » 3. Mais on a tout intérêt à différencier les solutions qui permettent que le sujet fasse du langage un instrument et celles qui font du sujet lui-même un pur et simple instrument du langage. Le psychanalyste se fait secrétaire car sous transfert, il peut permettre au sujet de construire ou inventer une (sa) solution. C’est donc à cela que nous consacrerons notre Après-midi.


Beatriz VINDRET


 


1 LACAN, J. : Ecrits. Seuil 1966 ; p815.
2 STEVENS, A. : Désarroi et inventions dans la psychose. Le pont Freudien.